HAMON1

Mes chères concitoyennes,

Mes chers concitoyens,

 

Ce qu’on appelle depuis de longues années « la crise » est un changement de monde. Il suscite bien des inquiétudes, des tensions. Il peut être au contraire source d’espoir et de progrès. En tournant la page des solutions du passé, nous pouvons anticiper pour ne pas subir. Nous avons le pouvoir de casser la machine à désespérer. Je vous propose de construire le projet d’un futur désirable et commun.

Les grandes transitions que nous vivons déjà bouleversent les repères, remettent en cause bien des institutions, perturbent des équilibres qui semblaient acquis. La responsabilité de la gauche est plus que jamais celle des réponses collectives aux défis posés par ces transitions. Toutes les grandes conquêtes sociales sont nées ainsi.

 

« Je veux vous proposer un chemin, celui du courage et de l’inventivité. »

Le monde fait face à des défis inédits : le terrorisme qui a fait 230 victimes, en 2015 et 2016, dans nos villes et dans nos rues, le dérèglement écologique, le changement du travail, l’affaiblissement de la démocratie, le retour d’inégalités que rien ne peut justifier. La fuite en avant identitaire, le repli dans l’obscurantisme, le commerce des peurs sont autant de tentations auxquelles il est trop facile de céder. Ce sont les impostures classiques suscitées par ceux qui sont prêts à tout pour conserver leurs privilèges. Et pourtant, le coeur de la France continue de battre de milliers d’initiatives qui montrent chaque jour que l’on va plus loin ensemble.

Je ne détiens pas la vérité, mais je veux vous proposer un chemin. C’est celui du courage et de l’inventivité. Toujours, notre société a voulu mettre les grandes transformations au service du progrès et de l’humanité. De la Révolution française à la COP 21, de la Résistance aux grands combats ouvriers, ce fut le combat résolu de la République et, en son sein, la mission continue de la gauche et des écologistes. Nous sommes dépositaires de cette histoire, et devons en être les continuateurs.

Affirmons la force de la France, de son histoire et de sa géographie, de ses valeurs, de sa langue et de sa culture, de sa diplomatie indépendante et de ses armées au service de la sécurité et de la paix dans le monde. Soyons fiers des atouts de la France et des Français,

de notre jeunesse, de notre recherche, de notre puissance maritime, de nos services publics, de notre agriculture, de notre industrie, de notre artisanat, de nos territoires en Hexagone et dans les outre-mer, des plus anciennes aux plus récentes. La gauche et les écologistes portent une espérance qui est aussi une exigence : progresser et protéger.

« À portée de vote existe un futur désirable. »

Oui, j’affirme qu’il est possible de progresser. Notre pays revendique l’ouverture au monde et croit à la coopération internationale en même temps qu’il veut fixer des règles à la mondialisation et des limites à un modèle de développement dévoreur de ressources naturelles et générateur d’inégalités. Cette volonté de conjuguer économie et écologie, démocratie et justice sociale est attendue par notre peuple et par ceux du monde entier. Je veux le progrès dans toutes ses dimensions.

Oui, j’affirme qu’il est indispensable de protéger. La protection n’est pas dans le repli, qu’il soit territorial, identitaire, communautaire, mais dans les droits garantis par la République indivisible, laïque, démocratique, sociale, décentralisée, que je veux rénover dans une 6e République. Nous voulons la protection dans toutes ses dimensions. Protection sociale, écologique, territoriale et physique. Protection de la France et du continent européen.

À portée de main, à portée de vote, existe un futur désirable, où le travail n’est pas facteur de souffrance mais d’émancipation, où notre modèle de production intègre réellement l’exigence écologique, où la démocratie retrouve le souffle qu’elle a perdu.

Au fond, nous partageons bien plus d’aspirations que nous ne l’imaginons. Ce sont elles qui ont nourri ce projet : demain, il peut être le visage de la France, le quotidien des Français, la base solide sur laquelle nous pourrons nous appuyer pour avancer vers un futur désirable.

Ce futur désirable, je veux le rendre possible, avec vous. Pour faire battre à nouveau le coeur de la France.

Benoît HAMON

LETTRE DE JEAN-CHRISTOPHE CAMBADÉLIS

MEETING DE BERCY

En campagne dans les médias

En campagne dans les médias

HAMON 2017

POUR UN PROGRÈS SOCIAL ET ÉCOLOGIQUE

Notre course effrénée après la croissance n’a pas de sens dans un monde où les ressources naturelles sont finies, surtout quand elle se fait au prix de notre modèle social. Elle menace l’équilibre de notre planète et la santé de nos concitoyens. C’est pourquoi nous voulons engager la transition de notre modèle de développement pour le rendre plus tempérant, plus respectueux de l’Homme et des biens communs que sont l’air, la terre ou les océans. Dans une société qui invite à consommer toujours plus, nous voulons promouvoir une culture de l’usage plutôt que la propriété, du recyclage plutôt que du gaspillage, de la coopération plutôt que la captation privée, en misant sur l’économie sociale et solidaire et l’économie collaborative.

Parce qu’il est trop souvent synonyme de souffrance et de perte de sens, nous voulons refonder notre rapport au travail. Nous défendons un travail choisi et non plus subi, un travail partagé et dont la valeur dépasse la seule contribution au PIB. C’est ainsi que nous répondrons au défi de la raréfaction du travail et de la révolution numérique. Nous voulons en finir avec la précarité, et donner la possibilité à tous de s’émanciper et de s’engager librement dans l’activité qui répond à ses aspirations. C’est pourquoi nous créerons le Revenu Universel d’Existence, protection sociale du XXIème siècle.

En redonnant du sens à notre économie, nous construirons un environnement plus sain pour nous-mêmes et pour les générations futures : nous cesserons de sacrifier notre planète et notre santé pour cette croissance qui ne vient pas. Nous engagerons une véritable transition écologique et adapterons nos modes de production et de consommation. Nous cesserons d’opposer la question sociale à la question écologique, ayant compris que ces deux exigences n’en font qu’une.

Journée Internationale des Droits des Femmes

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